La gauche progresse globalement, elle connaît quelques succès significatifs et s'installe dans ce qui était jusque-là des bastions de la droite, mais celle-ci résiste dans un certain nombre de fiefs qui paraissaient menacés et peut contester la réalisation de la vague rose annoncée. A Lyon, le maire PS, Gérard Collomb, l'emporte dès le premier tour. Les listes PS arrivent largement en tête à Paris (41,6%) et Lille (46%). Strasbourg pourrait redevenir socialiste.
Victoire la plus éclatante à droite, celle de Bordeaux, où le maire UMP, Alain Juppé, obtient 56,62 % des voix (contre 34,14 % au PS Alain Rousset).
L'issue du second tour donnera la véritable portée de la consultation, alors que la mobilisation des deux camps déterminera le résultat dans quelques cas particulièrement significatifs, comme Marseille et Toulouse. À 22 h 30, le taux de participation était de 65,74 %, soit légèrement plus faible qu'en 2001 (67,29 %) alors qu'il était en hausse cette année-là par rapport à celui de 1995. Il n'y a pas eu vraiment démobilisation ni à gauche ni dans l'électorat de la majorité.