La seule variété de maïs OGM (MON810) autorisée, à être plantée, en France est maintenant interdite. Le ministère de l'Agriculture en a décidé ainsi, depuis samedi dernier. Le ministre, Michel Barnier, a signé cet arrêté, tandis que Paris déposait une requête de sauvegarde à Bruxelles. Cette démarche a été entreprise par principe de précaution, selon le gouvernement.
Une telle procédure doit se faire dans un temps très précis, à savoir, 60 jours ouvrables. La Commission a donc ce délai pour entériner ou non la décision du ministère français. Cette dernière, se doit d'agir avec zèle et empressement, afin de mener une expertise approfondie. Cette enquête se fera en collaboration avec ses services. C'est ainsi, que la décision sera prise, à savoir si cette variété de maïs OGM sera à nouveau toléré.
Les agriculteurs ne comptent absolument pas s'arrêter là. L'AGPM (association générale des producteurs de maïs), les producteurs de blé, ainsi que les producteurs d'oléoprotéagineux se sont regroupés, afin de faire appel auprès du Conseil d'État, contre le ministère français. Cette requête est urgente, car les agriculteurs veulent, coûte que coûte, faire la plantation cette année! Ils comptent planter le maïs, en question, sur 100 000 hectares. Si ce recours est refusé, par le Conseil d'État, les producteurs estiment à 10 millions d'euros, les dommages qui seraient encourus. Cette variété MON810 apporte environ 10% de profits supplémentaires que le maïs traditionnel.
L'Union européenne pourrait être sanctionnée par les producteurs des États-Unis, de l'Argentine et du Canada ; ceux-ci ayant porté plainte à l'Organisation mondiale du commerce. Cette plainte concernait une clause de sauvegarde signalée par l'Autriche.
Le débat continue donc de plus belle! Les discussions sont en cours, afin de fixer une loi sur l'exploitation des OGM.