Le gouverneur de la Banque de France, a déclaré vendredi que croissance et inflation allaient en sens opposés Christian Noyer a noté que depuis plus de 10 ans la mondialisation poussait à la stabilité des prix.
"Ces forces désinflationnistes sont toujours présentes. Mais d'autres forces aujourd'hui plus puissantes jouent en sens inverse", a-t-il ajouté, en faisant référence à la croissance des pays émergents.
Pour Christian Noyer, qui introduisait une conférence sur le thème "globalisation, inflation et politique monétaire", ce contexte constitue un défi commun pour toutes les banques centrales.
Il a également estimé que du fait que tous les pays sont affectés par les turbulences depuis huit mois sur les marchés du crédit, ceci constituait une autre difficulté pour les banques centrales.
Au total, la mondialisation a cessé probablement pour une longue période d'être spontanément désinflationniste, a poursuivi Christian Noyer. "A bien des égards, les bons temps sont derrière nous. La mondialisation a sans doute beaucoup aidé les Banques centrales au cours de la dernière décennie. Ce n'est plus, aujourd'hui, aussi évident".
Evoquant les différences de situation entre pays, il a observé que "la distribution du crédit reste très dynamique en Europe" et que les marchés immobiliers restent relativement stables dans la plupart des pays de la zone euro.
Selon Bernard Thibault (CGT), qui a fait une apparition au début du cortège parisien, cette journée a constitué "un signe en vue du rendez-vous 2008 des retraites", c'est-à-dire les discussions avec le gouvernement sur une nouvelle réforme des retraites.
Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a estimé pour sa part que la globalisation "peut créer des risques inflationnistes" mais continue à freiner la hausse des prix des produits manufacturés.